La Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine affirme que les autorités russes ont commis des crimes contre l’humanité en déportant et en transférant de force des milliers d’enfants ukrainiens, et elle signale aussi de nouvelles préoccupations concernant la législation ukrainienne, notamment une définition large de la collaboration et des abus lors de la mobilisation.Les enquêteurs confirment 1 205 cas dans les dossiers examinés tandis que Kiev estime près de 20 000 enfants enlevés et indique qu’environ 80% des enfants étudiés ne sont pas revenus, les retours étant souvent entravés et les proches non informés du sort des enfants.La commission documente le refus des garanties d’un procès équitable, le recours à des preuves obtenues sous la torture, la fabrication systématique de preuves et un schéma de mauvais traitements par les forces russes ; elle relève également que des ressortissants de 17 pays ont été recrutés, formés brièvement et envoyés en première ligne.La commission, créée par le Conseil des droits de l’homme en 2022, affirme que les preuves indiquent des politiques décidées aux plus hauts niveaux de l’État russe, souligne que la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre
Vladimir Putin et présentera ses conclusions au Conseil des droits de l’homme tandis qu’
Andrii Sybiha demande une pression internationale accrue et que les autorités russes rejettent le rapport.